Acheter un logement devrait être un moment d’excitation. Pourtant, l’enquête menée auprès de plus de 1 600 personnes dévoile une tout autre réalité : derrière le projet, beaucoup vivent une montée d’angoisse, une peur diffuse de se tromper ou de ne pas être « légitime ». Résultat : là où l’on imaginait un parcours enthousiasmant, les futurs acquéreurs avancent parfois presque la gorge nouée.
Parmi les tendances marquantes, on assiste de plus en plus à ce que certains appellent presque le syndrome de l’imposteur immobilier. De nombreux acheteurs avouent avoir ressenti une gêne lors des visites, surtout dans les quartiers prisés où ils avaient l’impression de « déranger » ou de ne pas appartenir au décor. Cette autocensure invisible freine bien des projets. Les primo-accédants sont particulièrement touchés : sans expérience, sans repères et souvent seuls face à un marché codifié, ils doutent d’eux-mêmes… parfois plus que de leur capacité financière réelle.
Ce n’est pas tant la mensualité qui effraie que la décision irréversible. L’étude montre une inquiétude massive : et si c’était le mauvais bien ? Le mauvais quartier ? La mauvaise intuition ? Beaucoup redoutent la découverte d’un défaut caché ou d’une ambiance de voisinage problématique. Un tiers des sondés reconnaît être submergé par le nombre de paramètres à vérifier. Tant de questions qui conduisent à hésiter, voire abandonner le projet.
Fort heureusement, face à ces deux tendances, le notaire devient un repère, puisqu’il apporte son aide tant pour sécuriser le projet au niveau juridique, mais aussi pour dissiper les doutes.