Ce gaz, qui sort naturellement des roches contenant de l'uranium, s'élève vers la surface. Totalement imperceptible, le radon 222 pénètre dans les constructions où il se décompose en libérant polonium, plomb et bismuth radioactifs.
L'OMS le reconnaît cancérigène pulmonaire depuis 1987. Il tue environ 3000 personnes chaque année dans l'Hexagone, ce qui en fait le deuxième facteur de cancer des poumons derrière la cigarette d'après l'Autorité de sûreté nucléaire et Santé publique France. Fumeurs exposés au radon voient leur risque exploser. Les Français y sont plus exposés qu'à n'importe quelle autre source de rayonnement naturel. Le vrai problème vient surtout des éléments solides issus de sa désintégration qui restent coincés dans les bronches.
Le décret de 2018 force chaque patron à évaluer ce danger dans ses espaces de travail. Ça vaut automatiquement pour les caves et rez-de-chaussée, plus certains endroits particuliers : carrières, mines, grottes, cavités agricoles, barrages, égouts, tunnels. Quand les relevés grimpent au-delà de 300 becquerels par mètre cube, agir devient impératif pour préserver la santé des équipes. Mieux vaut anticiper le problème dès l'achat ou la conception d'un local professionnel.
Le quatrième programme gouvernemental sur le radon devait s'achever en 2024 mais continue deux ans de plus à cause du contexte sanitaire récent. L'autorité nucléaire française orchestre l'ensemble avec différents ministères et centres techniques. Actuellement, la priorité consiste à alerter massivement le public via un site internet centralisé. Le ministère du Travail gère particulièrement l'aide aux chefs d'entreprise confrontés aux nouvelles exigences apparues depuis 2018.